Savoirs, savoir-faire et savoir-être dans le domaine de la santé

Savoirs

Les savoirs ou connaissances acquises de manière formelle – validée par exemple par l’obtention d’un diplôme universitaire – ou informelle – résultat de l’expérience professionnelle, personnelle ou militante peuvent se découper en deux catégories, celles recouvrant des savoirs transversaux à l’ensemble des métiers associés à la thématique santé, sexualité, violences ; et celles recouvrant des savoirs plus spécifiques au profil de poste.

Savoir-faire

Les « savoir faire » techniques figurant avec récurrence sur les fiches de poste étudiées dans le cadre de ce projet ne relèvent pas explicitement des compétences genre (exemples : Capacité à monter des projets, capacité rédactionnelle, techniques de communication, techniques de médiation, de prévention et de gestion des conflits, techniques de développement de partenariat, capacité à animer des groupes de travail et des réunions, etc). Seuls les postes dans des organisations et des institutions (Fondations, ONG) ont vraiment le genre et l’égalité comme distinctif de leur activité.

Savoir-être

Quant aux savoir-être, ils renvoient à la fois à un positionnement professionnel (en termes éthique) et à des compétences transversales transférables d’un secteur à l’autre, mobilisables dans diverses situations professionnelles (mise en réseau, animation de réunion). De surcroît, les entretiens réalisés avec des personnes ressources travaillant dans les domaines de la santé, de la sexualité ou des violences soulignent que les compétences relationnelles sont des compétences clés pour travailler dans ces secteurs, en particulier dans les structures où l’approche genre et égalité est structurante et constitutive du projet commun. Enfin, il est important de noter que ces « savoir-être » s’incarnent dans des savoirs (connaissance du droit des personnes par exemple) et sont en cela réinjectées dans des techniques (ou « savoir-faire »).